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Parution, Rafael Menjivar Ochoa, Le Directeur n’aime pas les cadavres, Quidam

PARUTION

Rafael Menjivar Ochoa, Le Directeur n’aime pas les cadavres, Quidam

Traduction Thierry Davo

Rafael Menjívar Ochoa (1959-2011), écrivain salvadorien ayant passé la majeure partie de sa vie d’adulte au Mexique, a très tôt, dès son deuxième roman (1990) exploré comme beaucoup de ses collègues la veine du roman policier. Ou, plutôt, en l’occurrence, du roman noir. Il s’en est suivi une série de 5 romans, ayant tous comme toile de fond la corruption au Mexique, sans doute parce que persuadé qu’on ne voit le monde qu’à travers une lucarne et qu’il faut multiplier les points de vue pour prétendre approcher la totalité d’une histoire, Menjívar savait mieux que quiconque que la seule figure géométrique ne laissant aucun angle mort, à l’instar des prisons panoptiques, est le pentagone. Chacun des cinq romans évoque, racontée par cinq protagonistes narrateurs différents, qui bien sûr meurent tous dans l’un ou l’autre des quatre autres romans, la fin d’une mystérieuse brigade de la police politique mexicaine.
Entre 2013 et 2014, les Éditions Cénomane, qui publiaient déjà depuis 1988 tous les textes de Menjívar, ont publié les trois premiers romans de la saga, intitulée Quelques façons de mourir. les Éditions Quidam viennent de publier le 4ème volume, Le directeur n’aime pas les cadavres, avant de s’attaquer à la publication,programmée dans les mois qui viennent, du cinquième et à la republication des trois premiers.
Chacun des cinq romans (Les années flétries, Les héros tombent de sommeil, La mort de temps en temps, Le directeur n’aime pas les cadavres et Mourir, de toute manière) peut être lu indépendamment, ou peuvent être lus dans le désordre, avec leur cohorte de personnages secondaires fragiles, attachants : le boxeur qui, après avoir connu son heure de gloire, disparaît dans la nature pour réapparaître là où on ne l’attend pas, la prostituée qu’aucun de ses clients n’a jamais emmenée à Acapulco, la logeuse, les chauffeurs de taxi, serveurs de café et autres personnalités touchantes qui dessinent cette population des quartiers périphériques de Mexico que la vie n’a pas toujours gâtés, comme à l’époque où Buñuel y filmait Los olvidados.
Pour mémoire : Rafael Menjívar Ochoa a rendu visite à l’URCA en 2007.

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