Evènements

Visioconférence, Alain Trouvé, « L’arrière-texte, une notion pour le vingt-et-unième siècle », lundi 26 octobre 2026, 19h, heure française

Ciclo de Webinars

Um espaço aberto e dinâmico de ideias, diálogos interdisciplinares e reflexões em torno da Literatura Comparada.

Alain Trouvé

Lundi 26 octobre 2026

à 18h, heure du Portugal

19h, heure française

J’aurai le plaisir, à l’invitation de Maria Cabral, Professeur à l’université d’Aveiro, de présenter (si la technologie est au rendez-vous…), une conférence intitulée

« L’arrière-texte, une notion pour le vingt-et-unième siècle »

La conférence, présentée à distance, sera accessible en suivant le lien suivant :

Link: https://teams.microsoft.com/meet/3617348783217288?p=KHQueWkKzlDxR254tT
ID da Reunião: 361 734 878 321 728 8
Código de acesso: eY2hF9Xw

Née en 1969, la même année que l’intertexte, adapté des travaux de Bakhtine par Julia Kristeva, l’idée d’arrière-texte comme clef du processus de création en littérature, est due à la romancière Elsa Triolet, russophone d’origine. Répondant à la sollicitation de l’éditeur suisse Albert Skira, Triolet propose cette notion dans le volume inaugural de la collection « Les sentiers de la création », La Mise en mots (Genève, 1969). Dans Je n’ai jamais appris à écrire ou les incipit, publié la même année, Louis Aragon reprend l’idée à son compte et la décline à sa manière. Les deux auteurs qui partagèrent une longue vie et une certaine idée des rapports entre politique et littérature, publièrent par ailleurs de 1964 à 1974, leurs OEuvres romanesques croisées (Paris, Robert Laffont, 42 volumes).

Si l’intertexte s’attache à identifier, dans un texte donné, les énoncés exogènes dont il se nourrit, l’arrière-texte met l’accent sur l’horizon phénoménologique dédoublé dans lequel l’écrivain, puis à sa suite, le lecteur, évoluent. Il renvoie aux notions de contexte culturel, de circonstance, de perception sensible et intègre l’idée d’un inconscient à l’oeuvre. Redécouvert à partir de 2010 et travaillé par une équipe internationale de chercheurs, à l’université de Reims et dans d’autres lieux, l’arrière-texte, évincé par une omniprésente intertextualité de l’horizon théorique pendant près d’un demi-siècle, pourrait s’avérer un corollaire utile à l’heure où le secteur de la création artistique et littéraire se trouve interrogé de plein fouet par l’irruption de l’I.A. dans le monde culturel.

Les commentaires sont fermés.

Motorisé par: Wordpress