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Université d’été 2019, « Les Études littéraires aujourd’hui ? Enjeux et atouts d’une indiscipline », APEF/LEA/CEHUM, Braga, Portugal

Appel à Participation

Université d’été 2019

« Les Études littéraires aujourd’hui ? Enjeux et atouts d’une indiscipline »,

APEF/LEA/CEHUM, Braga, Portugal

L’APEF (Association Portugaise d’Études Françaises) et le Groupe de Recherches international LEA ! Lire en Europe Aujourd’hui organisent leur deuxième université d’été, en collaboration avec le CEHUM – Université du Minho.
Pour cette deuxième rencontre, on se propose de revenir, après d’autres débats qui ont eu lieu, et dont on tentera, entre autres, une sorte de synthèse, à la question de l’utilité des études littéraires. Quand on s’occupe des textes, des livres, sur papier, sur écran, car nous vivons aussi actuellement l’avènement des humanités numériques, à quoi bon ? Cela sert à quoi, ce type d’attention, ce genre d’activité, ces longs séjours en bibliothèque, en médiathèque ? Quelle finalité ? Quels bénéfices ? Pour le dire avec Montaigne : de quoi voulons-nous, allons-nous « traiter » ?
Notre hypothèse se résume par un jeu de mots, mais qui n’en est pas vraiment un. La critique littéraire est-elle une « discipline » ? Ajoutons une syllabe et faisons « trembler » le sens du mot comme l’a proposé naguère Yves Citton. Les études littéraires sont entrées de nos jours dans un moment d’indisciplinarité généralisée (Citton, 2010). C’est ce qui les menace, diront certaines. Pour nous, c’est surtout un défi et une vraie chance. L’interdisciplinarité vécue comme une indiscipline heureuse et féconde, n’est-elle pas pour le chercheur en littérature en cette deuxième décennie du vingt-et-unième siècle un avenir? Pensons à l’éclat du narratif sous toutes ses formes, au storytelling, aux fictions transfuges (Saint-Gélais, 2011), à leur logique « sérielle » (Letourneux, 2017), aux avatars de la culture médiatique (Besson, 2016). Prenons en compte, aussi, le dialogue avec d’autres domaines, comme la médecine, le droit ou les mathématiques (Petitot, 1985, 1992 ; Ceserani, 2011, Charon, 2006). Interrogeons enfin le champ culturel dans son ensemble, les relations entre littérature, culture et mondialisation (Fraisse, 2012) par rapport aux questions de la langue (Calvet 2002, Hagège, 2012) et de la valeur (Jouve, 2010).
En un mot, l’objectif est de démontrer en mettant le champ des « disciplines » sens dessus dessous, que la littérature et les études littéraires représentent une
richesse pour les lecteurs, pour les chercheurs (tout lecteur n’est-il pas, parce qu’il lit, un chercheur ?), que cette richesse doit être signalée et valorisée par des lecteurs-chercheurs heureusement « indisciplinés ». Avec la part de créativité qui est la nôtre, nous allons discuter ensemble, à la fois grâce à une réflexion théorique et à des travaux pratiques, de notre avenir.
Le programme est composé de séminaires, d’ateliers animés par des spécialistes et des professionnels (médias, arts du spectacle) ainsi que des visites (Braga historique, le Bon Jésus, le monastère de Saint Martin de Tibães, une brasserie et une chocolaterie) des événements musicaux et des activités corps et esprit.

Avec la participation de
Anikó Ádám (Un. Budapeste)
José de Almeida (Un. Porto)
Paul Aron (Un. Libre de Bruxelles)
Emmanuel Bouju (Un. Paris III)
Maria de Jesus Cabral (Un. Lisboa)
Carlos Carreto (Un. Nova de Lisboa)
Ana Paula Coutinho (Un. Porto)
Dominique Faria (Un. Açores)
Karen Haddad (Un. Paris-Ouest Nanterre)
Vincent Jouve (Un. Reims)
Michel Pierssens (Un. Montréal)
Franc Schuerewegen (Un. Anvers)

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